Révélés dans la saison 7 de L'amour est dans le pré sur M6, Frédérique et Pierre traversent une période particulièrement difficile après la liquidation de leur exploitation dans le Gers. Une cagnotte Leetchi lancée par Jocelyne, la mère de Fred, a dépassé les 40 000 euros. De quoi les aider à se reloger, régler des frais urgents et envisager un nouveau départ, même si cette aide ne permet pas d’effacer les quelque 1,5 million d’euros de dettes évoqués par la presse.
Frédérique et Pierre, couple emblématique de la saison 7 de L'amour est dans le pré, ont vu leur vie basculer loin des caméras de M6. Après des années à faire vivre leur domaine dans le Gers, les anciens candidats de l’émission agricole se retrouvent confrontés à une situation financière extrêmement lourde, marquée par la liquidation de leur exploitation et la mise en vente de la maison familiale de Pierre. Dans ce contexte, une cagnotte lancée par la mère de Frédérique a dépassé son objectif initial de 40 000 euros. Une bouffée d’oxygène précieuse, même si elle ne règle pas l’ensemble du dossier.
Car derrière la formule choc, il faut nuancer : cette cagnotte ne “sauve” pas leur exploitation, déjà engagée dans une procédure judiciaire selon les informations rapportées par la presse régionale. En revanche, elle permet au couple, à leur fils Gabriel et à Jocelyne, la mère de Fred, d’envisager un relogement et de faire face à plusieurs dépenses immédiates. Un soutien matériel, mais aussi moral, que Pierre a lui-même décrit comme un véritable “soutien psychologique”.
Les téléspectateurs de M6 les ont découverts en 2012, dans la saison 7 de L'amour est dans le pré. À l’époque, Pierre de Saint Pastou de Bonrepaux était présenté comme producteur d’armagnac dans le Gers. Frédérique, surnommée Fred, avait accepté de le rejoindre après l’aventure télévisée, transformant une rencontre de télévision en histoire de vie.
Leur couple est rapidement devenu l’un des symboles de réussite de l’émission présentée par Karine Le Marchand. Contrairement à d’autres histoires restées sans lendemain, leur relation s’est construite dans la durée. Leur fils Gabriel est né le 7 avril 2013, avant leur mariage civil célébré dans le Gers le 26 janvier 2014, selon les informations relayées à l’époque par la presse people.
Au fil des années, Frédérique et Pierre ont continué à apparaître comme un couple attachant de l’univers L'amour est dans le pré. Leur histoire mêlait romance, enracinement rural et transmission familiale. Le domaine était notamment lié à l’activité Armagnac est dans le Pré – Baronne Jacques De Saint Pastou, à Castex-d’Armagnac, avec une production d’armagnac et de floc dans une région fortement marquée par la culture viticole.
Derrière cette image de réussite sentimentale, la réalité économique s’est durcie. Le Parisien a rapporté que Frédérique et Pierre étaient acculés par environ 1,5 million d’euros de dettes. D’après le quotidien, près de 80 % de cette somme serait liée à la banque et à la coopérative, auxquels s’ajouteraient des dettes sociales et différents crédits.
La situation de leur exploitation s’est progressivement dégradée. Selon La Dépêche du Midi, le GAEC Les Gascons dans le pré a été placé en redressement judiciaire en 2025, avant une liquidation judiciaire en mars 2026. Le journal régional relie cette issue à plusieurs éléments : un projet d’agrandissement lancé en 2017, des aléas climatiques et un marché du vin particulièrement tendu.
Pour Pierre, l’épreuve est d’autant plus douloureuse qu’elle touche à une histoire familiale. La fiche de présentation du domaine sur Bienvenue à la ferme évoquait une transmission autour de l’armagnac depuis 1790. Autrement dit, ce n’est pas seulement une activité professionnelle qui vacille, mais tout un pan d’identité et d’héritage rural.
Face aux dettes, Pierre a pris une décision difficile : mettre en vente sa maison familiale à Castex-d’Armagnac. La Dépêche rapporte que la juge lui aurait précisé qu’il n’était pas obligé de le faire, le bien étant insaisissable. Mais l’ancien candidat de L'amour est dans le pré a expliqué vouloir pouvoir regarder ses créanciers “droit” dans les yeux. Une position qui dit beaucoup de l’état d’esprit du couple dans cette période de crise.
C’est dans ce contexte qu’une cagnotte Leetchi intitulée “Soutenez Pierre et Fred – aidez mamie Jocelyne à aider sa famille” a été créée le 7 mai 2026. À l’origine de cette initiative : Jocelyne Blazquez, qui se présente comme la mère de Frédérique, la belle-mère de Pierre et la grand-mère de Gabriel.
L’objectif affiché était de réunir 40 000 euros. Au moment de la consultation de la page, la cagnotte indiquait 40 778 euros récoltés, pour 1 011 participations et 353 messages. Les médias avaient déjà constaté une progression rapide, avec plus de 16 500 euros autour du 11 mai, puis plus de 23 000 euros autour du 19 mai.
Cette mobilisation témoigne de l’attachement d’une partie du public à Frédérique et Pierre. Treize ans après leur passage dans L'amour est dans le pré, leur histoire continue de toucher les téléspectateurs, notamment parce qu’elle incarne une réalité plus large : celle d’agriculteurs pris dans des difficultés économiques majeures, parfois après avoir tout investi dans leur exploitation.
Mais il est important de rappeler la finalité exacte de cette cagnotte. Elle ne vise pas officiellement à rembourser les 1,5 million d’euros de dettes. Son but est beaucoup plus concret et immédiat : financer des frais de résidence senior pour Jocelyne, organiser un déménagement, permettre la location d’une maison à Mont-de-Marsan, régler la caution, couvrir plusieurs mois de loyers et charges, acheter un fourgon pour maintenir une activité commerciale sur les foires et marchés, ainsi que payer les frais liés à la cagnotte.
Dans une actualité publiée sur Leetchi le 5 juin 2026, Jocelyne a détaillé les premiers effets de la mobilisation. Elle affirme avoir pu régler sa résidence senior pour les mois de mai et juin, mettre de côté le mois de juillet, mais aussi aider Pierre et Fred à payer une facture EDF afin d’éviter une coupure.
La mère de Frédérique indique également qu’une maison à louer a été trouvée à Mont-de-Marsan, avec l’objectif d’y emménager avec Pierre, Fred et Gabriel courant juillet. Pour la famille, cette perspective représente un point d’ancrage après des mois d’incertitude. Là encore, il ne s’agit pas d’un effacement des dettes ni d’un sauvetage économique complet, mais d’un soutien permettant d’éviter le pire sur le plan du quotidien.
La cagnotte a aussi une dimension psychologique très forte. Télé 7 Jours a rapporté que Pierre avait remercié les donateurs en story Instagram le 10 mai 2026. À ce stade, environ 500 personnes avaient déjà participé. L’agriculteur avait alors évoqué la “chaleur” reçue et qualifié ces dons de “soutien psychologique”.
Ces mots résonnent particulièrement dans une période où le couple doit non seulement gérer une situation administrative et financière complexe, mais aussi accepter de quitter un lieu chargé d’histoire. La mise en vente de la maison familiale, le changement de ville, la recherche d’un nouveau cadre de vie : autant d’étapes qui marquent une rupture profonde.
Comme souvent lorsqu’une personnalité connue du public lance ou relaie une cagnotte, l’initiative n’a pas uniquement suscité de la bienveillance. Certains internautes ont accusé le couple d’“utiliser” Jocelyne pour obtenir des dons. Des critiques qui, à ce stade, ne sont pas étayées par les éléments disponibles.
Frédérique a vivement réagi à ces attaques, tandis que Jocelyne a revendiqué l’initiative. La cagnotte est présentée comme une démarche familiale, lancée par une mère et grand-mère souhaitant aider les siens à retrouver un toit et une stabilité. Le débat illustre toutefois la sensibilité de ce type d’appel à la solidarité, surtout lorsqu’il concerne des visages connus de la télévision.
Dans le cas de Frédérique et Pierre, la notoriété acquise grâce à L'amour est dans le pré joue un rôle évident. Elle permet de toucher un public plus large que celui d’une famille anonyme confrontée à une liquidation. Mais elle expose aussi à une surveillance, à des jugements rapides et à des commentaires parfois durs.
Pour Frédérique et Pierre, la suite reste à construire. Selon La Dépêche du Midi, Pierre espère pouvoir repartir plus modestement en 2027 avec 5 hectares de vignes. Mais il s’agit pour l’instant d’un projet, pas d’une certitude. La prudence est donc indispensable : la cagnotte apporte une aide réelle, mais elle ne garantit pas à elle seule la reconstruction professionnelle du couple.
Ce qui est acquis, en revanche, c’est que cette mobilisation leur offre un répit. Après la liquidation, la vente de la maison familiale et l’accumulation des dettes, les dons permettent de financer des besoins très concrets : se loger, déménager, éviter une coupure d’électricité, préserver un minimum d’activité commerciale grâce à un fourgon.
Leur histoire rappelle aussi que L'amour est dans le pré ne s’arrête pas au dernier épisode diffusé sur M6. Pour certains candidats, l’émission ouvre une parenthèse sentimentale heureuse, mais la vie agricole continue avec ses contraintes, ses investissements, ses risques climatiques et ses marchés instables. Frédérique et Pierre en offrent aujourd’hui une illustration poignante.
Révélés au grand public par une émission consacrée à l’amour et au monde rural, ils affrontent désormais une épreuve qui dépasse largement le cadre télévisuel. Grâce à plus de 1 000 donateurs, la famille a pu retrouver des perspectives immédiates. Pas de miracle financier, donc, mais une solidarité qui change déjà leur quotidien.