Le vendredi 6 février 2024, Sonia Mabrouk, journaliste et animatrice emblématique de CNews, a annoncé sa démission de la chaîne. Cette décision survient après le maintien controversé de Jean-Marc Morandini à l'antenne, malgré ses condamnations définitives pour des faits de corruption de mineurs. Ce départ marque un tournant significatif pour CNews et souligne les tensions internes au sein de la chaîne.
Dans un communiqué, Sonia Mabrouk a expliqué que sa décision était motivée par une "altération certaine et effective" de sa relation avec une partie de la direction de CNews. Depuis sa prise de position publique contre le maintien de Morandini, Mabrouk a ressenti un décalage avec la ligne éditoriale de la chaîne.
Une position courageuseEn janvier, Mabrouk était la première à exprimer son désaccord lors d'une interview en direct, réaffirmant que le respect envers sa direction ne signifiait pas cautionner les décisions qu'elle jugeait contraires à ses principes éthiques.
La décision de Sonia Mabrouk de quitter CNews pourrait avoir des conséquences notables. D'une part, elle prive la chaîne d'une de ses figures de proue et pourrait influencer le public de la chaîne, sensible à des questions d'éthique et de responsabilité journalistique.
D'autre part, cela soulève également des questions sur la gestion des personnalités controversées dans les médias. Le maintien de Morandini malgré ses condamnations provoque des réactions mitigées parmi le personnel et les spectateurs, qui voient dans la démission de Mabrouk une prise de position forte.
Mabrouk a réaffirmé son engagement envers la préservation de l'intérêt des victimes, déclarant : "Hier, aujourd'hui, comme demain, ma boussole restera la préservation de l'intérêt des victimes". Ce départ pourrait inciter d'autres figures médiatiques à évaluer leurs positions au sein de leurs propres organisations.
La démission de Sonia Mabrouk de CNews envoie un message puissant sur l'importance de l'éthique dans le journalisme. En quittant une chaîne où elle a longuement œuvré, Mabrouk met en lumière les enjeux liés à la responsabilité des médias face aux comportements inappropriés de certaines personnalités publiques. Ce départ pourrait bien influencer la manière dont les médias abordent les controverses à l'avenir.