Les échappées de Kaboul
Ce soir sur La Chaîne parlementaire • 20h39 — mardi 09 juin 2026
CULTURE / INFOS
En août 2021, la prise de Kaboul par les talibans marque une étape décisive dans un conflit de deux décennies, inaugurant une période d’incertitude et de répression pour la population afghane. Ce retour au pouvoir s’accompagne d’une volonté manifeste de réinstaurer un ordre strict fondé sur une interprétation rigoureuse de la loi coranique, avec des conséquences lourdes sur les droits et libertés récemment acquis.
Les restrictions touchent en particulier les femmes et les sportifs, groupes perçus comme des symboles de modernité et de liberté. Dans ce contexte, la pratique du cyclisme, notamment féminine, est bannie, illustrant la volonté d'effacer toute forme d’émancipation jugée incompatible avec l’idéologie en place. Cette interdiction ne relève pas seulement d’une mesure disciplinaire, mais s’inscrit dans une logique de contrôle social rigoureux où transgresser peut entraîner des sanctions sévères.
Ce traitement des femmes cyclistes soulève des questions fondamentales sur la place du sport dans des sociétés en mutation et sur les enjeux liés à la liberté individuelle face à un pouvoir autoritaire. La situation met en lumière les tensions entre tradition et modernité, mais aussi la résistance silencieuse de ceux qui tentent de préserver leurs droits dans des conditions extrêmement difficiles.