Qui veut la peau de la lanceuse d'alerte ?
Ce soir sur Arte • 22h30 — mercredi 25 fevrier 2026
CULTURE / INFOS
À l’automne 2018, la nomination de Houria Aouimeur à la tête de l’AGS, organisme chargé de garantir le paiement des salaires en cas de défaillance des entreprises, marque un tournant dans la gestion de ce régime. L’AGS, créé en 1973 et administré conjointement par le patronat et l’Unedic, joue un rôle crucial en assurant la continuité des rémunérations dans un contexte souvent chaotique. Sur quinze ans, cette institution a ainsi avancé près de 26 milliards d’euros à plus de 3,2 millions de salariés, témoignant de son poids économique et social.
À son arrivée, Houria Aouimeur se heurte à un système marqué par une opacité inquiétante. Le long règne de son prédécesseur, qui a duré près de quatre décennies, semble avoir consolidé des pratiques peu transparentes. Parmi les anomalies relevées, la distribution de labels à certains mandataires judiciaires selon des critères flous, ainsi que des contrats très avantageux accordés à des avocats, soulèvent des questions éthiques et administratives.
Plus troublant encore, la gestion financière présente des montants considérables classés en pertes, sans justification ni contrôle rigoureux. Ce constat révèle des failles structurelles dans la supervision des fonds publics avancés par l’AGS. La série diffusée sur Arte à 22h30 s’attache à décrypter ces dysfonctionnements, mettant en lumière les enjeux d’une institution clé du paysage social français, tout en interrogeant les résistances internes face aux réformes.